Oh que j'aime ces noms composés débridés
qu'on dirait sortis tout droit d'un torchon,
qui, de mots, se voient attribuer la qualité de néologisme,
attitude cependant logique pour décrire l'invisible en nous,
à cloche-bouillon, ça sent la galoche paysanne
et la dérive dans les bouillons de ruisseau, les remous du cerveau...
A cloche-bouillon, se boire un bouillon
une fausse décoction qui par nature se décompose,
suspendre sa vie aux crochets venimeux de la rêverie,
à cloche-pied, coche-case, et autre truc nase,
et le clocher pourfendu par la croix anti-foudre,
les pierres grignotées de vieille joliesse!
A clocheton, à croupeton, et à ramasse-caille,
tout un présage, un large geste présomptueux,
une gerbe de cageots déboîtés, boiteux, dégoulinants,
il me semble entendre hurler à mes oreilles
les cordes du vocable élitiste bousculé dans ses flatulences
extra littéraires, cloche-bouillon, décoche la case!
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