Je redoute d'avance l'insignifiance,
l'indifférence, l'atout majeur de cette journée,
ces redondances, ces légères blessures
inhérentes aux liens de sociabilité exigés,
parfois j'ai recours à l'apnée, au secours
de l'oubli qui ne me fait rien oublier du tout,
me tire par la peau du cou jusqu'au fond du trou,
j'en appelle à mon sens rationnel de la relativité,
rien à faire, la blessure s'approche, la tension
répand ses graines empoisonnées, un remous
étire ses plaintes, la vague lèche et attise
les surfaces endommagées, le sel épaissit le mal,
je retends les cordes de ma volonté, ma voix zen,
je pense au coton qui devrait m'engloutir de volupté,
aux sièges mous dans lesquels je devrais m'enfoncer,
à mon souffle que je dois élargir sous peine de m'égarer,
mais cette insignifiance, cette lugubre journée
déploie ses horreurs de magie putréfiée
pour me signifier que je suis sujette aux aléas
de tous les damiers de la vie que je ne sais gérer,
qu'il ne faut pas rêver, le bonheur en soi, difficile
à capter, tous panneaux solaires confondus,
retendus maintes fois afin d'y trouver un exutoire,
le rêve capitonné dort à l'abri de nos doigts de vent.
mardi 7 juillet 2009
comme un thé salvateur
Des mots comme s'il en pleuvait
comme si on les buvait, c'est cela
le lecteur, même moi, je les infuse,
les renverse afin de les boire en entonnoir
jusqu'à la lie, des images filantes, filées,
mailles majestueuses qui font flaques,
trous épuisés majeurs dans lesquels
les doigts s'immiscent de façon jouissive,
si je tire un peu plus, la faille, la maille,
s'étire, se faufile, des traînées d'étoile,
des marques tangibles d'une présence
infaillible remarquable, des buées
transpirantes, des écorchures larges
kaki pivoine loin des paillettes fardées.
Des mots comme des graines jetées,
des élans moteurs allant germer
des palettes d'ailes arachnéennes,
des voiles mélangés de couleurs inventées,
des mots comme s'il en pleurait,
comme s'il s'en buvait sous forme de thé,
négligemment coulant d'un bec verseur,
offrande à tous les quémandeurs de liquide
lénifiant, tonitruant, organique, essentiel.
comme si on les buvait, c'est cela
le lecteur, même moi, je les infuse,
les renverse afin de les boire en entonnoir
jusqu'à la lie, des images filantes, filées,
mailles majestueuses qui font flaques,
trous épuisés majeurs dans lesquels
les doigts s'immiscent de façon jouissive,
si je tire un peu plus, la faille, la maille,
s'étire, se faufile, des traînées d'étoile,
des marques tangibles d'une présence
infaillible remarquable, des buées
transpirantes, des écorchures larges
kaki pivoine loin des paillettes fardées.
Des mots comme des graines jetées,
des élans moteurs allant germer
des palettes d'ailes arachnéennes,
des voiles mélangés de couleurs inventées,
des mots comme s'il en pleurait,
comme s'il s'en buvait sous forme de thé,
négligemment coulant d'un bec verseur,
offrande à tous les quémandeurs de liquide
lénifiant, tonitruant, organique, essentiel.
le sang des doigts
Les doigts sont le fil conducteur des mots
le catalyseur, l'annonciateur, le fuseau,
il s'en écoule le sang de la rage, les larmes
du néant transparent cristal songeur,
des quartiers de lune sont tracés déperlants,
sages débris de cercle un peu mous, oblongues,
des sacs de débris mélangés que l'on secoue
des confettis vermoulus qui giclent de papier,
du sang sur les doigts, culpabilité d'un jour,
cruauté quotidienne, maladie rose intérieure,
bulle de joie savonneuse riante parfois,
mais je ne crois pas à l'innocence des doigts,
qui filent leur trame à toute vitesse de touches,
de but en blanc, pas si blanc après tout, car
de chrome luisant en dahlia du Mexique,
s'effritent les pétales en sandales fragiles
semées, traquées, oubliées à peine nées,
c'est le charme des mots sans cesse jetés
couchés bas, désarmés, déshabillés,
nudité du scripteur alarmé se pensant masqué
et surtout le clavier des mots improvisés en piano
c'est une douce musique sirupeuse poivreuse
qui entonne sa mélodie de la vie qui dit
s'enfuit, se renie, se réaccorde, se souvient.
le catalyseur, l'annonciateur, le fuseau,
il s'en écoule le sang de la rage, les larmes
du néant transparent cristal songeur,
des quartiers de lune sont tracés déperlants,
sages débris de cercle un peu mous, oblongues,
des sacs de débris mélangés que l'on secoue
des confettis vermoulus qui giclent de papier,
du sang sur les doigts, culpabilité d'un jour,
cruauté quotidienne, maladie rose intérieure,
bulle de joie savonneuse riante parfois,
mais je ne crois pas à l'innocence des doigts,
qui filent leur trame à toute vitesse de touches,
de but en blanc, pas si blanc après tout, car
de chrome luisant en dahlia du Mexique,
s'effritent les pétales en sandales fragiles
semées, traquées, oubliées à peine nées,
c'est le charme des mots sans cesse jetés
couchés bas, désarmés, déshabillés,
nudité du scripteur alarmé se pensant masqué
et surtout le clavier des mots improvisés en piano
c'est une douce musique sirupeuse poivreuse
qui entonne sa mélodie de la vie qui dit
s'enfuit, se renie, se réaccorde, se souvient.
dimanche 5 juillet 2009
signes cabalistiques
Sur des dalles grèges courent des signes
bruts comme fier granit, des lézardes
bues comme sang frais versé au hasard,
sacrifice exigent aux rites purificateurs,
sur des dalles beiges courent des mains
sources fâcheuses de ballets insignifiants,
roses ignares et volubiles, ivres de paroles,
violettes cachées au fond du sac vicieux,
il s'y inscrit des signes vert poison acide
une cabale se noue, un souvenir s'évapore,
l'instant présent fume d'ignominie,
les dalles coulent, épongent cette facilité
déployée à obtenir le pardon immédiat
pour la tache indélébile, le ciseau vrillé
dans les seins du néant, tire sa proie
hors du rêve, l'extrait d'une noire magie
sans pour autant vouloir délibérer,
tu laisses les messages s'envoler tristes
oiseaux de papier au goût mâché, âpre,
les signes seulement t'obnubilent,
partagent sans relâche la moitié de
tes actes quotidiens au relent de lenteur
incrustent leur bracelet magnétique
dans le fond de ton cerveau révolutionné.
Sur les dalles grèges de ce qui n'était pas l'amour,
tu déflores mes appréhensions, pousse les portes
de palissandre de mes émotions, les piétinant
sans sourciller, sans ombrage, sans nuages,
tu repars de l'autre côté du miroir, te questionnant
irrémédiablement sur l'existence tangible d'autrui,
quel est cet être qui me ressemble, n'est qu'une enveloppe,
ni vide, ni pleine, que je ne peux secouer pour en vérifier le contenu?
Quel genre de dommages puis-je causer en guise d'expérience,
à cet autre que moi? Le flatter, tirer les nattes de sa crédulité,
puis faire marche arrière, casser, meuler, ramper, s'excuser,
face à une réceptivité égale à la mienne, reptile ignoré!
En marge, j'opte pour les marges, les marches, les dalles,
dans lesquelles je me fonds inextinguiblement,
conglomérat de pierre broyée fustigée ruinée concassée
mon sourire n'a d'autre but que de sauvegarder ton image
brillante au fond de mes rétines, de mes routines débiles,
ce souffle que j'avais cru pressentir sur le vent de mes mains
et plus loin sur la pointe de mes seins, le bas de mes reins,
ces larmes croisées, mélangées qui semblaient nous lier à jamais.
bruts comme fier granit, des lézardes
bues comme sang frais versé au hasard,
sacrifice exigent aux rites purificateurs,
sur des dalles beiges courent des mains
sources fâcheuses de ballets insignifiants,
roses ignares et volubiles, ivres de paroles,
violettes cachées au fond du sac vicieux,
il s'y inscrit des signes vert poison acide
une cabale se noue, un souvenir s'évapore,
l'instant présent fume d'ignominie,
les dalles coulent, épongent cette facilité
déployée à obtenir le pardon immédiat
pour la tache indélébile, le ciseau vrillé
dans les seins du néant, tire sa proie
hors du rêve, l'extrait d'une noire magie
sans pour autant vouloir délibérer,
tu laisses les messages s'envoler tristes
oiseaux de papier au goût mâché, âpre,
les signes seulement t'obnubilent,
partagent sans relâche la moitié de
tes actes quotidiens au relent de lenteur
incrustent leur bracelet magnétique
dans le fond de ton cerveau révolutionné.
Sur les dalles grèges de ce qui n'était pas l'amour,
tu déflores mes appréhensions, pousse les portes
de palissandre de mes émotions, les piétinant
sans sourciller, sans ombrage, sans nuages,
tu repars de l'autre côté du miroir, te questionnant
irrémédiablement sur l'existence tangible d'autrui,
quel est cet être qui me ressemble, n'est qu'une enveloppe,
ni vide, ni pleine, que je ne peux secouer pour en vérifier le contenu?
Quel genre de dommages puis-je causer en guise d'expérience,
à cet autre que moi? Le flatter, tirer les nattes de sa crédulité,
puis faire marche arrière, casser, meuler, ramper, s'excuser,
face à une réceptivité égale à la mienne, reptile ignoré!
En marge, j'opte pour les marges, les marches, les dalles,
dans lesquelles je me fonds inextinguiblement,
conglomérat de pierre broyée fustigée ruinée concassée
mon sourire n'a d'autre but que de sauvegarder ton image
brillante au fond de mes rétines, de mes routines débiles,
ce souffle que j'avais cru pressentir sur le vent de mes mains
et plus loin sur la pointe de mes seins, le bas de mes reins,
ces larmes croisées, mélangées qui semblaient nous lier à jamais.
vendredi 3 juillet 2009
le frelon me pique
Le frelon tourbillonne autour de mes oreilles,
rayé de velours, ventru, imbu de ses circonvolutions,
j'esquisse un geste de recul envers ce que je crains
comme une piqûre douloureuse, prête à me voir
gonfler comme un ballon de baudruche rouge vif,
j'imagine le bruit de ses ailes, une voile miniature
de navigation archaïque, un cri de violon faible,
j'étire le pavillon externe de ce qui me tient lieu d'oreilles,
mais aucun souffle, l'oreille interne reste terne, tait sa colchée,
les cellules cilliées boudent un quelconque rimmel,
ne m'offrent plus ces infimes cocktails de tasses de sons,
s'intériorisent calcinéés à tout jamais, ventres morts,
coquillages béants, stériles vides de vie, alors je caresse
la vue de velours, privilégie les qualifications nominales,
en délivre à profusion, la vue contre l'ouïe, c'est équitable,
j'imagine donc le bruit glissant des ailes diaphanes
qui dirigent ce frelon, brutal à l'occasion s'il bute
sur un obstacle rigide, cherche son oeil, petit, rond,
noir, je suppose, son nombril, ses rides, mais c'est un frelon
affairé, en quête de nourriture, de progéniture, de procréation,
il pourrait me piquer, m'attaquer, hurler, me retourner,
tout simplement il s'en retourne, part vers d'autres lieux,
d'autres cieux, d'autres nectars, d'autres voyages, d'autres magies,
me laissant ainsi confrontée au simple bourdon existentiel.
rayé de velours, ventru, imbu de ses circonvolutions,
j'esquisse un geste de recul envers ce que je crains
comme une piqûre douloureuse, prête à me voir
gonfler comme un ballon de baudruche rouge vif,
j'imagine le bruit de ses ailes, une voile miniature
de navigation archaïque, un cri de violon faible,
j'étire le pavillon externe de ce qui me tient lieu d'oreilles,
mais aucun souffle, l'oreille interne reste terne, tait sa colchée,
les cellules cilliées boudent un quelconque rimmel,
ne m'offrent plus ces infimes cocktails de tasses de sons,
s'intériorisent calcinéés à tout jamais, ventres morts,
coquillages béants, stériles vides de vie, alors je caresse
la vue de velours, privilégie les qualifications nominales,
en délivre à profusion, la vue contre l'ouïe, c'est équitable,
j'imagine donc le bruit glissant des ailes diaphanes
qui dirigent ce frelon, brutal à l'occasion s'il bute
sur un obstacle rigide, cherche son oeil, petit, rond,
noir, je suppose, son nombril, ses rides, mais c'est un frelon
affairé, en quête de nourriture, de progéniture, de procréation,
il pourrait me piquer, m'attaquer, hurler, me retourner,
tout simplement il s'en retourne, part vers d'autres lieux,
d'autres cieux, d'autres nectars, d'autres voyages, d'autres magies,
me laissant ainsi confrontée au simple bourdon existentiel.
Je prends note
Mes textes ne veulent rien dire!
c'est un reproche mort qui me laisse
non sans mots mais sans voix!
les mots doivent interpeller le lecteur,
lui offrir le droit de rêver.
Mais comptez vos doigts, rompez vos lois,
ne comprenez pas, c'est codé, à double sens,
et je ne sais dépecer ces bardes molles
qui entourent systématiquement mes formules
comme si je voulais me cacher, une première écorce,
puis une autre, une étoffe enroulée sur des kilomètres,
un cocon inviolable qui n'appartient qu'à moi,
pudeur extrême des mots qui sont chair et profondeur,
sang et ongles, blessures mêlées conservées à l'étouffée,
comme si je voulais à la fois rompre les codes
mais malgré tout m'enfermer dans une gaine,
poser les barrières de mon être en piquets rigides,
puis on écrit on pétrit on renvoie de soi dans les mots
les lignes qui défilent non pour nous survivre
mais nous inscrire dans une trajectoire commune
jamais si exceptionnelle, on peut tout écrire, sa vie,
ses souvenirs, mais l'humilité peut être telle que l'on
s'astreigne plutôt à gommer ses traces et ainsi favoriser
l'élan créateur autonome, riche de sa spontanéité,
simple mouvement musical, mots posés comme des tableaux,
des coups de pinceaux, des bleus guéris par cette magie.
Mais je prends note, je me lamente de ne pouvoir m'inscrire
dans cette importune réalité figée comme une lune
je me réjouis de m'enfuir dans la cavalcade insensée des mots,
je m'instruis de votre étonnement, je le rédige puis le néglige,
le tout, l'essentiel étant que les mots soient un vrai reflet
en totale adéquation avec mes tapisseries intérieures si peu étranges.
c'est un reproche mort qui me laisse
non sans mots mais sans voix!
les mots doivent interpeller le lecteur,
lui offrir le droit de rêver.
Mais comptez vos doigts, rompez vos lois,
ne comprenez pas, c'est codé, à double sens,
et je ne sais dépecer ces bardes molles
qui entourent systématiquement mes formules
comme si je voulais me cacher, une première écorce,
puis une autre, une étoffe enroulée sur des kilomètres,
un cocon inviolable qui n'appartient qu'à moi,
pudeur extrême des mots qui sont chair et profondeur,
sang et ongles, blessures mêlées conservées à l'étouffée,
comme si je voulais à la fois rompre les codes
mais malgré tout m'enfermer dans une gaine,
poser les barrières de mon être en piquets rigides,
puis on écrit on pétrit on renvoie de soi dans les mots
les lignes qui défilent non pour nous survivre
mais nous inscrire dans une trajectoire commune
jamais si exceptionnelle, on peut tout écrire, sa vie,
ses souvenirs, mais l'humilité peut être telle que l'on
s'astreigne plutôt à gommer ses traces et ainsi favoriser
l'élan créateur autonome, riche de sa spontanéité,
simple mouvement musical, mots posés comme des tableaux,
des coups de pinceaux, des bleus guéris par cette magie.
Mais je prends note, je me lamente de ne pouvoir m'inscrire
dans cette importune réalité figée comme une lune
je me réjouis de m'enfuir dans la cavalcade insensée des mots,
je m'instruis de votre étonnement, je le rédige puis le néglige,
le tout, l'essentiel étant que les mots soient un vrai reflet
en totale adéquation avec mes tapisseries intérieures si peu étranges.
Un champ s'étire
Bleu envers en rêve
contre toute attente
s'élève l'hymne guttural
de routes amènes amères
les routes vers les champs
atouts magnétiques
diamants éphémères
déploient leurs fleurs
en pleine lumière
les étamines lèchent
pourlèchent le soleil
comme la vague la grève
un champ s'étire le bas
du dos en somnolent chat
te prend sous les bras
afin de soutirer ce qui en toi
reste de vie souffreteuse
peu sulfureuse presque affreuse
une grimace quelconque de peau
une ride collée qui affole ta cornée
balancée dans un relent de miroir
étouffé caché près d'un bleu de chine
ce masque ces extraits ces bouches
ces récits tout dit de moi qui je suis
toute pluie lave ma perception engloutie
tout arbre indique un indice spatial
je navigue parmi les débris naturels
de l'environnement développé à mon insu
tout bruit, tout me nuit, tout m'ennuie,
mais des liens se tissent en sourdine
parmi les sillons chaotiques les indignations
assignées par de chères mains m'entourant
d'affections froissées pétales purpurins
enfantins jour toujours nouveau
croquant comme un fruit frais
qu'il est agréable d'arracher sans péché.
Bel envers envolé des bleus cassés
ma routine s'énamoure de ces champs
roulants en partance sans exigence
en partance vers des oublis qu'on déplie.
contre toute attente
s'élève l'hymne guttural
de routes amènes amères
les routes vers les champs
atouts magnétiques
diamants éphémères
déploient leurs fleurs
en pleine lumière
les étamines lèchent
pourlèchent le soleil
comme la vague la grève
un champ s'étire le bas
du dos en somnolent chat
te prend sous les bras
afin de soutirer ce qui en toi
reste de vie souffreteuse
peu sulfureuse presque affreuse
une grimace quelconque de peau
une ride collée qui affole ta cornée
balancée dans un relent de miroir
étouffé caché près d'un bleu de chine
ce masque ces extraits ces bouches
ces récits tout dit de moi qui je suis
toute pluie lave ma perception engloutie
tout arbre indique un indice spatial
je navigue parmi les débris naturels
de l'environnement développé à mon insu
tout bruit, tout me nuit, tout m'ennuie,
mais des liens se tissent en sourdine
parmi les sillons chaotiques les indignations
assignées par de chères mains m'entourant
d'affections froissées pétales purpurins
enfantins jour toujours nouveau
croquant comme un fruit frais
qu'il est agréable d'arracher sans péché.
Bel envers envolé des bleus cassés
ma routine s'énamoure de ces champs
roulants en partance sans exigence
en partance vers des oublis qu'on déplie.
Mes humeurs
Elles sont fétus de paille
organisations défectueuses
chaises vides où trône un roi mort
billes de verre sans direction
Elles seraient aussi ridées
qu'une pomme pelucheuse
si je devais en faire la description
elles seraient mantille antique
Alors je préfère prendre la fuite
brûler mes bambous mon ossature
croire que je ne suis que verre friable
laisser tous mes à -priori là ici
s'envoler comme des plumes
des franges mortes de cheveux
des bigoudis capitonnés rescapés
des frelons lourds des gonds inertes.
organisations défectueuses
chaises vides où trône un roi mort
billes de verre sans direction
Elles seraient aussi ridées
qu'une pomme pelucheuse
si je devais en faire la description
elles seraient mantille antique
Alors je préfère prendre la fuite
brûler mes bambous mon ossature
croire que je ne suis que verre friable
laisser tous mes à -priori là ici
s'envoler comme des plumes
des franges mortes de cheveux
des bigoudis capitonnés rescapés
des frelons lourds des gonds inertes.
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