vendredi 3 juillet 2009

Un champ s'étire

Bleu envers en rêve
contre toute attente
s'élève l'hymne guttural
de routes amènes amères

les routes vers les champs
atouts magnétiques
diamants éphémères
déploient leurs fleurs

en pleine lumière
les étamines lèchent
pourlèchent le soleil
comme la vague la grève

un champ s'étire le bas
du dos en somnolent chat
te prend sous les bras
afin de soutirer ce qui en toi

reste de vie souffreteuse
peu sulfureuse presque affreuse
une grimace quelconque de peau
une ride collée qui affole ta cornée

balancée dans un relent de miroir
étouffé caché près d'un bleu de chine
ce masque ces extraits ces bouches
ces récits tout dit de moi qui je suis

toute pluie lave ma perception engloutie
tout arbre indique un indice spatial
je navigue parmi les débris naturels
de l'environnement développé à mon insu

tout bruit, tout me nuit, tout m'ennuie,
mais des liens se tissent en sourdine
parmi les sillons chaotiques les indignations
assignées par de chères mains m'entourant

d'affections froissées pétales purpurins
enfantins jour toujours nouveau
croquant comme un fruit frais
qu'il est agréable d'arracher sans péché.

Bel envers envolé des bleus cassés
ma routine s'énamoure de ces champs
roulants en partance sans exigence
en partance vers des oublis qu'on déplie.


3 commentaires:

  1. Tiens, ça marche ! Comment se fait-il que tes textes me touchent alors qu'ils empruntent des chemins si peu battus...

    RépondreSupprimer
  2. hum! la machine est longue à se déclencher, on dirait, quant aux sentiers, je suis en dehors, merci de me le dire!

    RépondreSupprimer
  3. ça veut dire quoi "battus"? toi aussi tu formates et tu dis que les gens délirent lorsqu'ils peignent avec les mots?

    RépondreSupprimer