Je redoute d'avance l'insignifiance,
l'indifférence, l'atout majeur de cette journée,
ces redondances, ces légères blessures
inhérentes aux liens de sociabilité exigés,
parfois j'ai recours à l'apnée, au secours
de l'oubli qui ne me fait rien oublier du tout,
me tire par la peau du cou jusqu'au fond du trou,
j'en appelle à mon sens rationnel de la relativité,
rien à faire, la blessure s'approche, la tension
répand ses graines empoisonnées, un remous
étire ses plaintes, la vague lèche et attise
les surfaces endommagées, le sel épaissit le mal,
je retends les cordes de ma volonté, ma voix zen,
je pense au coton qui devrait m'engloutir de volupté,
aux sièges mous dans lesquels je devrais m'enfoncer,
à mon souffle que je dois élargir sous peine de m'égarer,
mais cette insignifiance, cette lugubre journée
déploie ses horreurs de magie putréfiée
pour me signifier que je suis sujette aux aléas
de tous les damiers de la vie que je ne sais gérer,
qu'il ne faut pas rêver, le bonheur en soi, difficile
à capter, tous panneaux solaires confondus,
retendus maintes fois afin d'y trouver un exutoire,
le rêve capitonné dort à l'abri de nos doigts de vent.
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