mercredi 28 octobre 2009

mélodie enrubannée

c'est très joli cette mélodie molle qui clignote
enrubannée telle cette nouvelle que tu m'annonças
une nouvelle longue, tranche pleine de melon-ballon,
ces manches retroussées sur l'ardue tâche de ta réflexion

joliesse souple de couples de notes à la dérive lente
crochetées de maille noire, couperet net de la sensibilité,
étrange mal-être humain flottant en drapeau retors,
mors maladroit qui entrave les mots, les motets,

une mélodie si douce en rapport à un mal latent,
sourd, sournois, hypocrite, masqué, madrigal malsain,
dichotomie informe du sourire et de la déchirure féminine,
un souffle, un répit, un tourment, un doigt jeté en l'air,

une mélodie enrubannée qu'importe elle me fait penser
à un gros oeuf de pâques totalement absurde dans sa forme,
sa présentation, son existence même, ruban trop riche,
incrusté de brillance faussement attrayante, de tenue

trop rudimentaire pour attirer mon attention introvertie,
un papier rutilant, pétillant, triste d'aspect, l'ongle s'y brise
s'y noie à loisir comme pour renier ces fioritures tournoyantes
trop transsexuelles pour évoquer un quelconque agrément

je ne peux dédier cette mélodie à personne qu'à moi-même
mélodie des temps qui chutent, des dents qui ricanent,
des ombres pernicieuses qui obstruent mon paysage imaginaire,
mélodie d'un autre temps, d'une autre liberté un jour gagnée.

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