Parfois on part complètement dans son monde
on se débat, après les ébats, encore toute une vie
comme un coeur de veau là étalée en flasques ventricules,
rien n'y pourra faire, gesticule, l'échéance, en vain,
engrange des points, le monstre du monde échancré
s'aplatit à l'égal du crapaud odieusement ventru.
Parfois, s'estompent les repères secoués en sac,
sujets au mal de mer, régurgitation intempestive,
des nausées de miel effleurent la courbe mièvre des lèvres,
rien ne saurait changer que ce glissement tangible
vers la noirceur suave des fossés emplis de boue mauve,
rien n'y pourra faire, tes gestes et mines, tes plis et replis.
Parfois comme neige qui s'envole en plaques duveteuses
t'étreint une fringale brune, abrupte revanche contre les mets
qui ne commettent jamais d'erreur en étant eux-mêmes.
Rien que poussière dans les mots qui grondent sourdement
retombent en dalles mortuaires tagués d'encre bleue
tout droit sortie de la porcelaine de l'écolier d'antan
Rien que poussière de mots, la mort en filigrane,
qui d'un bras vigoureux paralyse le plus faible d'entre nous,
lui interdisant d'aller plus avant, sa place est en enfer!
Pulpe de mots, moroses, sculptés, retournés, massés,
fustigés, un mot en cache un autre, et l'interprétation
recouvre la forme et le sens, souvent la décence.
La ronde fauve, pourvue de couronnes de lierre massacré,
entonne l'hymne persécutant de la vie en suspens,
la ronde de l'automne suscite autour de nous la fuite des étoiles.
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C'est terrible Katy.
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